Le problème avec les segmentations client traditionnelles, c’est qu’elles sont souvent figées sur des données froides, voire complètement dépassées. Elles créent des silos, là où vous avez besoin de ponts. À l’heure de l’hyperpersonnalisation, ce n’est tout simplement plus acceptable.La segmentation, ce n’est plus un simple exercice de « classement administratif ». C’est devenu le véritable moteur de votre stratégie de connaissance du client. C’est ce qui alimente chaque interaction, chaque recommandation produit et chaque action de fidélisation avec la bonne énergie. OK, le concept en lui-même n’est pas nouveau. Mais sa mise en œuvre, elle, a été radicalement transformée : les outils de segmentation modernes ont enfin libéré sa véritable puissance. Oubliez les rapports figés qui sortaient tous les trimestres. Aujourd’hui, on parle de plateformes capables de travailler avec vos données en temps réel.
L’enjeu a donc totalement basculé. Le but n’est plus seulement de « classer » des individus dans de larges cases. Le véritable objectif est de « comprendre en profondeur » : saisir non seulement qui ils sont, mais ce qu’ils font, ce qu’ils veulent (leurs intentions), et même à terme ce qu’ils feront (leurs appétences prédictives).
C’est cette compréhension fine qui change la donne, qui vous permet enfin d’activer le bon message, au bon moment, avec une agilité redoutable. Adrien Paul, Group Product Manager chez imagino, nous dévoile comment un outil de segmentation du parcours client permet de réagir instantanément au moindre signal client, ou à une nouvelle tendance du marché.
Un segment, c’est pour comprendre. Une audience, c’est pour agir. Autrement dit, la segmentation, c’est une classification. Vous regroupez des profils (clients, prospects, abonnés, visiteurs…) qui partagent des caractéristiques communes : fréquence d’achat, ancienneté, canal d’acquisition, valeur estimée, etc. On trouve le plus souvent ces segments dans des tableaux de bord BI ou des rapports de connaissance client. L’objectif est analytique. L’audience, c’est tout autre chose. C’est une sélection opérationnelle, une liste de profils que vous allez activer dans une campagne, un scénario, un canal donné (emailing, SMS, paid media, push app, etc.). Ici, la sortie attendue n’est pas un graphique ou une répartition par typologie. C’est une liste de contacts prête à être poussée dans vos actions marketing.
Pourtant, les critères utilisés peuvent être les mêmes dans un outil. Concrètement, la règle “clients VIP qui ont acheté au moins 2 fois en magasin sur les 6 derniers mois” peut servir :
Pourquoi c’est critique de ne pas tout mélanger ? Parce que la direction marketing parle souvent “audience” alors que la direction data parle “segmentation” — et tout le monde pense parler de la même chose. L’une sert de radar (l’analyse), l’autre de levier d’action. Les confondre, c’est piloter à l’aveugle.
« Nous recommandons donc une règle simple de gouvernance : Segmentation = compréhension. Audience = activation ».
Pour bénéficier d’une segmentation du parcours client efficace, la donnée brute ne suffit pas. Le véritable enjeu est de transformer cette donnée en indicateurs actionnables – des « scores » ou des « statuts » (exemple : « Client en risque d’attrition », « Appétence catégorie X ») – qui servent réellement vos cas d’usage métier. Un outil de segmentation du parcours client moderne doit ainsi faire deux choses essentielles :
« Cette capacité à transformer une observation en action concrète — sans passer par trois équipes différentes — est aujourd’hui un avantage compétitif clair ».
Dans la vraie vie, vos données clients ne vivent pas dans un seul système.
Plusieurs cas de figure se présentent alors :
Pourquoi l’agrégation des sources est importante ?
Qu’est-ce qu’un indicateur dynamique ? C’est un indicateur calculé à la volée, au moment où vous en avez besoin. Exemple : « client actif / client inactif ». Intérêt : si le client vient d’acheter il y a une heure, l’indicateur intègre cet achat immédiatement. Vous travaillez donc sur la réalité la plus fraîche possible. Mais voici les points clés (et c’est souvent mal compris) :
« Si votre source d’achats n’est rafraîchie qu’une fois par jour, recalculer l’indicateur toutes les secondes n’apporte rien. Dans certains cas, il est plus pertinent de « geler » la valeur une fois par jour, de la stocker, et de l’utiliser telle quelle. Cela évite des surcharges techniques, tout en restant aligné avec le rythme réel de mise à jour de la donnée ».
Historiquement, la segmentation a été construite à la main : « Inclure les clients qui ont visité le site dans les 3 derniers jours » ET « qui ont acheté en boutique dans les 6 derniers mois » ET « qui sont marqués VIP » (par exemple). Techniquement, cela suppose de savoir où vivent ces infos (web analytics, POS magasin, CRM fidélité, etc.), comprendre comment les jointures doivent se faire, et exprimer tout ça correctement dans un éditeur de requêtes. Pour des équipes marketing, ce n’est pas trivial. Pour beaucoup, c’est même bloquant.
C’est exactement là où l’IA embarquée dans un outil de segmentation du parcours client devient intéressante, à condition d’être pragmatique :
« L’IA n’efface pas le marketing. Elle ne remplace pas les règles. Elle assiste. L’IA propose une première version d’un résultat. Vous contrôlez. Vous ajustez. Vous validez le périmètre avant l’envoi ».
La validation humaine est donc essentielle, car le risque d’erreur d’audience est réel. Envoyer une campagne à 1 000 000 de personnes au lieu de 10 000 parce qu’un critère a été mal interprété… ça coûte vite très cher, en image comme en conformité.
Ce qui change concrètement avec une plateforme d’engagement client moderne comme imagino pour définir la segmentation du parcours client :
Résultat pour vous :
Résultat pour vos clients finaux :
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